La question est légitime : depuis le 5 juin 2026, la prime à l'autoconsommation est supprimée et le surplus est racheté 1,1 c€/kWh HT. À première vue, l'équation s'est dégradée. En pratique, la rentabilité du solaire s'est déplacée, pas effondrée.
Ce qui a changé en 2026
Trois évolutions récentes modifient le calcul :
- Prime à l'autoconsommation supprimée depuis le 5 juin 2026 — plus de chèque initial.
- Surplus racheté 1,1 c€/kWh HT par EDF OA, sur contrat de 20 ans.
- TVA réduite à 5,5 % pour les installations de moins de 9 kWc sur logement de plus de deux ans, sous conditions.
La disparition de la prime retire un coup de pouce de départ. Mais la TVA à 5,5 %, qui n'existait pas il y a peu, compense en partie sur le coût total.
Où se trouve la rentabilité aujourd'hui ?
Elle ne vient plus du rachat du surplus, dont le tarif est devenu marginal. Elle vient de l'autoconsommation : chaque kWh que vous ne payez plus à EDF est un kWh gagnant au prix plein du réseau.
Concrètement, un kWh autoconsommé vaut environ dix fois plus qu'un kWh revendu. La rentabilité dépend donc avant tout de votre taux d'autoconsommation : plus vous consommez sur place, surtout en journée, plus le projet est pertinent.
💡 En résumé
- • La rentabilité se joue sur l'autoconsommation, pas sur la revente.
- • Une batterie peut améliorer le taux, mais alourdit le budget.
- • La TVA 5,5 % (jusqu'à 9 kWc) reste un avantage réel en 2026.
- • Le retour sur investissement se mesure sur 10 à 15 ans selon le profil.
Le rôle du profil de consommation
Un foyer présent en journée (télétravail, retraite, activité à domicile) autoconsomme 60 à 80 % de sa production. Un foyer absent la journée tombe à 30 à 40 %, sauf à coupler l'installation à un chauffe-eau thermodynamique, une pompe à chaleur ou une borne de recharge.
C'est pourquoi nous commençons toujours par une étude de consommation avant d'évoquer une puissance. Une installation surdimensionnée par rapport à vos usages produit du surplus peu rémunérateur.
Faut-il une batterie ?
La batterie stocke le surplus diurne pour le soir. Elle améliore le taux d'autoconsommation de 20 à 30 points, mais son coût reste élevé et allonge le retour sur investissement. Elle se justifie surtout si vous êtes souvent absent la journée ou en cas de coupures fréquentes sur votre secteur.
Et en Bourgogne ?
Dijon et Auxerre bénéficient d'un ensoleillement correct (environ 1 800 à 1 850 h/an), suffisant pour une production viable. Le climat continental, avec des hivers froids mais des étés secs, convient bien au photovoltaïque. Le facteur déterminant reste la toiture : orientation, inclinaison et absence d'ombrage.
Étude de rentabilité personnalisée
Simulation gratuite basée sur votre consommation réelle
Demander mon étude