Les panneaux eux-mêmes tombent rarement en panne. Ce qui pose problème, c'est presque toujours autre chose : l'onduleur, l'ombrage, la pose, ou simplement une production que personne ne surveille.
Commençons par la bonne nouvelle : un panneau solaire est un équipement passif, sans pièce mobile, dont la durée de vie se compte en décennies. Les défaillances de panneaux sont rares.
Ce qui pose problème, c'est presque toujours ce qu'il y a autour. Voici ce que nous rencontrons réellement, classé par fréquence.
C'est de loin le problème le plus répandu, et il n'a rien de technique. Une installation qui perd un tiers de sa production peut fonctionner ainsi pendant des années si personne ne regarde les chiffres.
Le geste qui l'évite est gratuit : relevez la production mensuelle et comparez-la au même mois de l'année précédente. Jamais au mois précédent, la saison fausse tout. Et tenez compte de la météo : un mois particulièrement gris explique une baisse sans qu'il y ait de panne.
Une baisse de quelques points d'une année sur l'autre est normale, c'est le vieillissement que couvre la garantie de performance. Une baisse marquée et soudaine a toujours une cause.
C'est la pièce qui travaille le plus, et celle qui lâche en premier. Il convertit en permanence le courant continu des panneaux en courant alternatif, et sa durée de vie est nettement inférieure à celle des panneaux.
Les signes : un voyant rouge, un code d'erreur, des arrêts répétés, un bruit inhabituel ou une odeur de chaud à proximité. Dans ce dernier cas, coupez l'installation et appelez sans attendre.
Deux causes reviennent souvent : une ventilation obstruée, ou un local trop chaud. Un onduleur installé en plein soleil sous une toiture non ventilée vieillit beaucoup plus vite.
Onduleur central ou micro-onduleurs : la différence se voit ici
Avec un onduleur central, une panne arrête toute l'installation. Avec des micro-onduleurs, seul le panneau concerné s'arrête. C'est un argument à peser au moment du choix, pas après.
Un arbre qui a poussé, une extension voisine, une antenne ajoutée : l'ombrage évolue après la pose. Et il ne se contente pas de réduire la production du panneau concerné.
Sur une installation à onduleur central, un seul panneau ombragé pénalise toute la chaîne, comme un maillon faible. C'est pourquoi une étude d'ombrage sérieuse, faite sur place et à différentes heures, compte autant avant les travaux.
Moins grave qu'on ne le dit. La pluie et l'inclinaison de la toiture suffisent dans la plupart des cas. Le nettoyage devient utile dans quatre situations : arbres à proximité, zone agricole, bord de route passante, ou toiture peu inclinée où l'eau stagne.
Quand il est nécessaire, il se fait à l'eau claire, sans produit et sans haute pression. Et pas par vous-même : une toiture mouillée est glissante, et les panneaux produisent du courant continu dès qu'ils reçoivent de la lumière, même onduleur éteint.
Plus rare, mais c'est le problème le plus coûteux quand il survient. Il ne vient jamais du panneau, toujours de la pose : un point de fixation mal traité, une étanchéité négligée, un passage de câble mal repris.
C'est précisément ce que couvre la garantie décennale de l'installateur. Demandez l'attestation d'assurance en cours de validité avant de signer : c'est le seul recours en cas d'infiltration trois ans après les travaux.
Un différentiel qui se déclenche régulièrement n'est pas un hasard : c'est un symptôme. Les causes vont de l'humidité dans un boîtier de jonction à une connexion qui s'est relâchée sous l'effet des dilatations.
Ce point se contrôle lors d'une vérification périodique, tous les quelques années ou après un épisode climatique marquant.
Trois gestes, dont deux gratuits. C'est ce qui sépare une installation qui tient trente ans d'une qui produit à moitié sans que personne ne le sache.
Pour approfondir : notre guide de l'entretien, ou contactez-nous si vous constatez l'un des signes décrits ici.
Rarement. C'est un équipement passif, sans pièce mobile, dont la durée de vie se compte en décennies. Les problèmes viennent presque toujours d'ailleurs : l'onduleur, l'ombrage, la pose, ou une production que personne ne surveille.
L'onduleur. Il travaille en permanence et sa durée de vie est nettement inférieure à celle des panneaux. Deux causes accélèrent son usure : une ventilation obstruée et un local trop chaud.
Comparez la production d'un mois avec celle du même mois de l'année précédente, jamais avec le mois précédent, et tenez compte de la météo. Une baisse légère d'une année sur l'autre est normale ; une baisse marquée et soudaine a toujours une cause.
Dans la plupart des cas, la pluie et l'inclinaison suffisent. Le nettoyage devient utile en présence d'arbres, en zone agricole, en bord de route passante ou sur une toiture peu inclinée. Il se fait alors à l'eau claire, sans produit ni haute pression, et par un professionnel.
Contactez immédiatement l'installateur : c'est la garantie décennale qui couvre ce type de désordre, puisqu'il vient de la pose et non du panneau. C'est aussi pourquoi il faut exiger l'attestation d'assurance en cours de validité avant de signer.
Cela dépend de votre installation. Avec un onduleur central, un seul panneau ombragé pénalise toute la chaîne. Avec des micro-onduleurs, seul le panneau concerné est affecté. C'est un argument à peser au moment du choix, car la reprise après coup coûte cher.
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