Un installateur qui ne voit aucun inconvénient au solaire ne vous dit pas tout. Il y en a deux, ils sont réels, et dans certains cas ils suffisent à déconseiller le projet.
Un installateur qui ne voit aucun inconvénient à sa propre solution ne vous dit pas tout. Il y en a deux, ils sont réels, et dans certains cas ils suffisent à déconseiller le projet.
Voici lesquels, ce qu'ils impliquent concrètement, et comment savoir s'ils vous concernent.
C'est l'inconvénient structurel, celui qu'aucune technologie ne supprime.
Vos panneaux produisent quand il y a du soleil, c'est-à-dire en milieu de journée et surtout l'été. Or vous consommez surtout le matin, le soir, et davantage en hiver, quand le chauffage tourne. Les deux courbes ne se superposent pas.
Sans aucun pilotage, un foyer absent en journée consomme directement environ un tiers de sa production. Les deux autres tiers partent sur le réseau.
Et depuis la réforme de juin 2026, ce surplus ne vous rapporte presque plus rien : 1,1 c€/kWh hors taxes pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin, contre environ 4 c€ auparavant. La prime à l'autoconsommation a par ailleurs été supprimée pour les nouvelles installations en vente du surplus.
La conséquence à retenir
Un kilowattheure que vous consommez vous-même vous fait économiser le prix auquel vous l'auriez acheté. Le même kilowattheure vendu vous rapporte 1,1 centime. L'écart est d'un ordre de grandeur, et c'est lui qui rend le surdimensionnement absurde aujourd'hui.
Aucune de ces solutions ne supprime l'intermittence. Elles la rendent moins coûteuse.
Le second inconvénient est financier, et il est simple à énoncer : vous payez aujourd'hui une électricité que vous consommerez pendant vingt ans.
Le coût d'une installation dépend de la toiture, de l'état du tableau électrique et de l'accès au chantier, et ne se chiffre qu'après visite. Mais quel qu'il soit, il est engagé d'un coup, alors que le retour s'étale.
Il y en a, et nous le disons lors de la visite :
Si aucun de ces cas ne vous correspond, le simulateur de notre page panneaux solaires vous donnera un ordre de grandeur en trente secondes, avec ses hypothèses affichées. Et notre article sur la rentabilité détaille le raisonnement complet.
L'intermittence : ils produisent en milieu de journée et surtout l'été, alors que vous consommez le matin, le soir et davantage en hiver. Les deux courbes ne se superposent pas, et aucune technologie ne supprime ce décalage.
Il est vendu, mais très peu cher : 1,1 c€/kWh hors taxes pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026. Un kilowattheure autoconsommé vous fait économiser le prix auquel vous l'auriez acheté : l'écart est d'un ordre de grandeur.
Pas nécessairement. Commencez par le pilotage des usages, qui ne coûte presque rien : déplacer le chauffe-eau, le lave-linge ou la recharge du véhicule en milieu de journée. Le stockage ne se justifie ensuite que pour certains profils.
Oui. La Côte-d'Or et l'Yonne se situent dans une moyenne nationale correcte, et l'écart avec le sud est plus faible qu'on ne l'imagine. L'orientation, l'inclinaison et surtout les ombrages pèsent davantage que la latitude.
Quatre cas : une toiture à refaire dans les cinq ans, un ombrage important et permanent, une consommation très faible sans projet de véhicule électrique, et une trésorerie déjà engagée sur des travaux plus urgents. Nous le disons lors de la visite.
C'est une formule commerciale désignant un financement à crédit dont les mensualités sont présentées comme couvertes par les économies. Demandez le coût total, intérêts compris, et vérifiez les hypothèses d'économies retenues.
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