Depuis le 5 juin 2026, le surplus solaire est racheté 1,1 c€/kWh et la prime à l'autoconsommation a disparu. La valeur d'une installation se joue désormais ailleurs : sur l'électricité que vous consommez vous-même.
Pendant des années, la question du dimensionnement se posait peu : plus une installation produisait, plus elle rapportait. Le surplus était racheté à un tarif intéressant et une prime accompagnait chaque projet. Depuis le 5 juin 2026, ce raisonnement ne tient plus. Voici ce qui a changé, et comment un projet solaire reste pertinent en Côte-d'Or et dans l'Yonne.
L'essentiel en trois points
Un kilowattheure injecté sur le réseau vous rapporte aujourd'hui environ un centime. Le même kilowattheure, consommé chez vous, vous évite d'en acheter un au prix de votre contrat de fourniture. L'écart entre les deux est considérable, et c'est tout l'enjeu.
Autrement dit, une installation surdimensionnée produit un surplus qui ne vaut presque plus rien. Une installation calibrée sur votre consommation réelle, en revanche, garde tout son intérêt. C'est un changement de logique complet par rapport aux offres conçues avant 2026.
Le gestionnaire d'énergie déclenche automatiquement vos appareils pilotables quand la production est là : chauffe-eau, pompe à chaleur, lave-linge, recharge d'un véhicule électrique. Chaque kilowattheure ainsi consommé est le plus rentable de tous, puisqu'il n'y a ni abonnement, ni acheminement, ni taxes de restitution.
Ce que vous ne consommez pas en journée peut être réutilisé plus tard, de deux façons. Une batterie physique stocke l'énergie chez vous, moyennant un investissement matériel. Une batterie virtuelle confie ce rôle à votre fournisseur d'électricité, qui comptabilise le surplus puis le déduit de vos consommations du soir et de l'hiver.
Le taux réduit s'applique aux installations de 9 kWc maximum sur un logement, à deux conditions : des panneaux conformes aux critères environnementaux fixés par arrêté, et un gestionnaire d'énergie qui pilote automatiquement au moins deux usages selon la production. À défaut, la TVA est de 20 %.
Ce gestionnaire n'est donc pas un accessoire : il conditionne le taux de TVA et constitue en même temps le principal levier d'économie. Le taux réellement applicable à votre situation doit figurer sur le devis.
La production est régulière d'avril à septembre, plus modeste en hiver. Cette saisonnalité renforce l'importance du dimensionnement : produire beaucoup l'été ne sert à rien si le surplus est bradé, alors que décaler cette production vers l'hiver change l'équation. Les estimations sérieuses s'appuient sur les données de la Commission européenne (outil PVGIS), à partir de l'orientation et de l'inclinaison réelles de votre toiture.
Attention aux offres qui ne sont pas à jour
Une proposition qui met encore en avant la prime à l'autoconsommation ou un rachat à 4 c€/kWh n'a pas intégré la réforme. C'est un signal à prendre au sérieux avant d'aller plus loin. Rappelons aussi que le démarchage est interdit pour les travaux solaires, par téléphone comme par SMS, e-mail ou réseaux sociaux.
Une étude sérieuse part de votre facture d'électricité, pas de la surface de votre toiture. Elle estime la part que vous consommerez en direct, le surplus restant, et compare les scénarios avec et sans stockage. C'est la seule façon de savoir si un projet est rentable pour votre foyer.
Pour aller plus loin : notre page sur les panneaux solaires détaille le fonctionnement d'une installation, et l'étude est gratuite.
Oui, mais à condition de consommer soi-même sa production. Le surplus vendu ne rapporte plus que 1,1 c€/kWh HT pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026, alors qu'un kilowattheure autoconsommé vous évite d'en acheter un au prix de votre contrat. La rentabilité dépend donc du dimensionnement et du pilotage, pas de la puissance maximale.
Elle a été supprimée pour les nouvelles installations en vente du surplus. Une offre commerciale qui la mentionne encore n'est pas à jour de la réforme de juin 2026.
L'installation doit être de 9 kWc maximum sur un logement, avec des panneaux respectant les critères environnementaux fixés par arrêté et un gestionnaire d'énergie pilotant automatiquement au moins deux usages selon la production. Sinon, le taux est de 20 %. Le taux applicable figure sur le devis.
En général, une déclaration préalable de travaux est déposée en mairie. Dans le périmètre d'un monument historique ou d'un site protégé, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France est requis.
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