Rien n'est stocké chez vous : votre fournisseur comptabilise le surplus de vos panneaux et le déduit de vos consommations du soir. Le principe est séduisant, les frais méritent d'être regardés de près.
La batterie virtuelle revient souvent dans les offres solaires depuis que le rachat du surplus est tombé à 1,1 c€/kWh HT. Le terme prête à confusion : il ne s'agit pas d'un équipement, mais d'un service proposé par un fournisseur d'électricité. Voici son fonctionnement réel, ses coûts et les situations où elle se justifie.
Aucune batterie n'est installée chez vous. C'est un jeu d'écritures sur votre compte de fourniture, adossé au réseau électrique.
Les quatre conditions à connaître
Les grilles varient d'un fournisseur à l'autre et évoluent régulièrement. Les ordres de grandeur relevés publiquement courant 2026 situent l'abonnement autour d'un euro hors taxes par kilowatt-crête installé et par mois chez les principaux acteurs, avec des frais d'activation de l'ordre de quelques centaines d'euros, auxquels s'ajoutent l'acheminement et les taxes sur chaque kilowattheure restitué. Ces montants sont à vérifier à la date de votre devis : ils ne valent que comme repère.
Le calcul se fait donc en deux temps. Chaque kilowattheure récupéré vous évite d'en acheter un au prix de votre contrat, ce qui constitue le gain. De ce gain, il faut retrancher l'abonnement, les frais d'activation étalés et les frais de restitution. Selon votre profil, l'écart peut être réel ou très faible.
Les profils les plus favorables ont deux caractéristiques : un surplus important, et une consommation concentrée quand les panneaux ne produisent pas.
À l'inverse, un foyer présent en journée qui peut décaler ses usages a souvent intérêt à renforcer d'abord la consommation directe, qui ne coûte rien en exploitation.
Il faut choisir, les deux ne se cumulent pas. La vente rapporte 1,1 c€/kWh HT pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026. La batterie virtuelle, elle, valorise chaque kilowattheure au prix que vous auriez payé pour l'acheter, frais déduits. L'écart penche souvent en faveur du stockage virtuel, mais pas toujours : tout dépend du volume de surplus et de votre capacité à le récupérer.
Notre étude compare systématiquement votre projet avec et sans batterie virtuelle, à partir de votre facture réelle. Si le service n'est pas intéressant pour vous, nous vous le disons. En savoir plus sur la batterie virtuelle ou demander une étude.
C'est un service de fourniture d'électricité, pas un équipement. Le surplus de vos panneaux est injecté sur le réseau, comptabilisé par votre fournisseur, puis déduit de votre consommation quand les panneaux ne produisent plus. Rien n'est installé chez vous.
Non. L'acheminement et les taxes restent dus sur chaque kilowattheure restitué, et un abonnement s'ajoute, souvent calculé selon la puissance installée. Le gain correspond à la différence entre le prix d'achat évité et ces frais.
Oui. Le stockage virtuel est adossé à un contrat de fourniture : souscrire à ce service implique de changer de fournisseur. C'est un point à intégrer au calcul, car le prix du kWh du nouveau contrat compte autant que l'abonnement.
Non, il faut choisir. Le stockage virtuel sort du cadre de l'obligation d'achat : vous renoncez au tarif de rachat, qui est de 1,1 c€/kWh HT pour les demandes déposées depuis le 5 juin 2026.
Non. Le service repose entièrement sur le réseau électrique : en cas de coupure, l'installation ne peut pas alimenter la maison, et le surplus comptabilisé reste inaccessible.
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