La puissance affichée ne fait pas la vitesse de recharge. Voici les six éléments qui déterminent réellement le choix d'une borne, et l'ordre dans lequel les examiner.
La question posée est presque toujours « quelle puissance ? ». C'est la bonne question, mais elle arrive en quatrième position. Trois éléments la déterminent avant même que vous ne choisissiez : votre usage, votre véhicule et votre installation électrique.
Deux chiffres suffisent, et ils sont souvent très éloignés de ce qu'on imagine :
Un véhicule garé douze heures par nuit récupère largement de quoi couvrir un usage quotidien courant, même à puissance modeste. La question n'est donc pas de recharger vite, mais d'être plein au moment du départ.
Le point le plus souvent ignoré
La vitesse de recharge est limitée par le plus faible des deux maillons : la borne, ou le chargeur embarqué de la voiture. Beaucoup de véhicules plafonnent à 7,4 ou 11 kW en courant alternatif. Poser une borne de 22 kW sur un véhicule limité à 7,4 kW n'apporte rien, seulement un surcoût.
Cette valeur figure dans la documentation de votre véhicule, sous l'intitulé « charge en courant alternatif ». Elle est distincte de la puissance de charge rapide en courant continu, qui ne concerne que les bornes publiques.
Trois éléments conditionnent la faisabilité :
| Puissance | Condition | Usage type |
|---|---|---|
| Prise renforcée ~3,7 kW | Monophasé | Petits trajets, recharge de nuit |
| 7,4 kW | Monophasé | La plupart des besoins en maison |
| 11 kW | Triphasé | Gros rouleurs, deux véhicules |
| 22 kW | Triphasé + véhicule compatible | Rare en résidentiel |
Toutes les options ne se valent pas. Trois sont réellement utiles :
Le câble attaché ou la prise de type 2 relèvent du confort : le câble attaché évite de manipuler le vôtre, la prise permet de recevoir tous les véhicules. Le suivi détaillé des consommations n'a d'intérêt que si vous devez refacturer, ce qui concerne surtout les copropriétés et les entreprises.
Avec un gestionnaire d'énergie, la borne peut démarrer quand vos panneaux produisent. Le véhicule devient alors l'un des meilleurs moyens de consommer votre propre électricité, particulièrement en télétravail ou le week-end.
C'est d'autant plus pertinent que le surplus vendu ne rapporte plus que 1,1 c€/kWh HT pour les demandes de raccordement déposées depuis le 5 juin 2026. Si un projet solaire est envisagé, même à terme, mieux vaut choisir dès maintenant une borne pilotable : la reprise après coup coûte plus cher.
Au-delà de 3,7 kW, la réglementation impose une installation par un professionnel qualifié IRVE. Cette qualification conditionne aussi l'accès aux aides : une pose par un non-qualifié en fait perdre le bénéfice, sans rattrapage.
Côté financement, un crédit d'impôt a couvert 75 % des dépenses, dans la limite de 500 € par système de charge pilotable, pour les bornes payées jusqu'au 31 décembre 2025. Pour une installation en 2026, les informations publiées divergent : vérifiez la situation en vigueur sur impots.gouv.fr avant de compter dessus. Une TVA à taux réduit peut par ailleurs s'appliquer à une borne posée par un professionnel dans un logement ; le taux applicable figure sur le devis.
En copropriété, la démarche est différente : elle relève du droit à la prise ou d'une infrastructure collective. C'est l'objet d'un guide dédié.
7,4 kW couvre la plupart des besoins en maison individuelle, à condition que votre véhicule l'accepte et que votre abonnement le permette. Au-delà, le triphasé devient nécessaire. La bonne question n'est pas de recharger vite mais d'être plein au départ : un véhicule branché toute la nuit y parvient à puissance modeste.
Non. La vitesse réelle est limitée par le chargeur embarqué du véhicule, qui plafonne souvent à 7,4 ou 11 kW en courant alternatif. Une borne de 22 kW sur un véhicule limité à 7,4 kW n'apporte aucun gain, seulement un surcoût, et suppose en plus un abonnement triphasé.
Trois : la gestion dynamique de la puissance, qui évite souvent d'augmenter l'abonnement ; la programmation horaire pour les heures creuses ; et le pilotage, qui conditionne l'accès aux aides et permet le couplage solaire. Le câble attaché ou la prise de type 2 relèvent du confort.
Pas systématiquement. Une gestion dynamique répartit l'énergie disponible entre la borne et le reste du logement, ce qui évite souvent une augmentation d'abonnement. Ce point se vérifie lors de l'étude, à partir de votre puissance souscrite et de vos usages.
Oui, avec un gestionnaire d'énergie qui déclenche la recharge quand la production est disponible. C'est particulièrement pertinent depuis que le surplus vendu ne rapporte plus que 1,1 c€/kWh HT. Si un projet solaire est envisagé même à terme, choisissez dès maintenant une borne pilotable.
Au-delà de 3,7 kW, la réglementation impose un professionnel qualifié IRVE. C'est aussi une condition d'accès aux aides : une pose par un non-qualifié en fait perdre le bénéfice. Les électriciens de SOLIO ENR disposent de cette qualification.
SOLIO ENR — 808 rue des Vignes Dardelain, 21160 Marsannay-la-Côte · 9 place du Maréchal Leclerc, 89000 Auxerre · 06 76 49 93 86